La géographie humaine de l'Irlande est déterminée par l'histoire. L'île, peuplée de Celtes devenus chrétiens au Ve siècle, échappa aux invasions germaniques, mais dut subir le joug anglais aux XVIe et XVIIe siècle Dans le Nord-Est (l'actuelle Irlande du Nord) s'établirent de petits exploitants, anglais et surtout écossais, de religion presbytérienne. Leurs descendants constituent le noyau protestant qui, aujourd'hui, veut maintenir l'intégration au Royaume-Uni et a suscité l'opposition de la minorité catholique de l'Ulster.

Avec moins de 5 millions d'habitants population de l'Eire est une des plus faibles d'Europe de l'Ouest, mais elle est caractérisée, depuis le XIXe siècle, par une importante émigration. En effet, avant la grande famine de 1846, on comptait 7 millions d'Irlandais, soit 50 % de plus qu'aujourd'hui. Cause et conséquence de la pauvreté et du sous-développement du pays, l'émigration s'est accélérée lors de la grande famine due à la maladie de la pomme de terre, et s'est dirigée vers les États-Unis et l'ouest de la Grande-Bretagne, où vivent plus de la moitié des Irlandais. Au XXe siècle, c'est surtout le Royaume-Uni qui a profité de cette hémorragie humaine, qui a atteint son paroxysme entre 1951 et 1956 et qui, actuellement, se ralentit. Les émigrés viennent en général de la campagne, et l'on a pu dire que l'émigration irlandaise était un cas particulier de l'exode rural. Les centres urbains sont insuffisamment développés pour pouvoir absorber ce surcroît de main-d'œuvre.

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La population irlandaise